Les Andécaves, tribu rebelle à l’Empire Romain : en 52 avant Jésus-Christ, César dans sa guerre des Gaules fait allusion à la tribu des Andécaves, peuplade celte rattachée aux cités armoricaines. Ils sont parmi les premiers à rallier Vercingétorix, derrière l’un de leurs chefs Dumnacus.

L’occupation romaine voit la naissance de plusieurs villes, routes et marchés. Juliomagus, le « marché de Jules » est fondé sur le site de l’actuelle ville d’Angers, nom qu’elle prend définitivement au moment des invasions germaniques qui secouent la fin de l’Empire Romain. L’Anjou est christianisé à la même épque, sous l’influence de Martin, évêque de Tours qui donne à Angers une fiole de sang du martyr Maurice.

L’Anjou au temps mérovingiens : avec les débuts du Moyen Age, les Francs étendent leur influence en Anjou. Dans le même temps, les premières communautés monastiques sont fondées. C’est le cas en particulier de l’abbaye Saint Aubin, fondée au début du 6ème siècle, ou encore de l’abbaye de Saint Benoît à la même période.

Au début du 9ème siècle, Charlemagne rattache l’Anjou à l’Aquitaine. Ses successeurs font de l’Anjou une zone frontière sur laquelle sont édifiés les premières forteresses médiévales: châteaux à motte, puis donjon en pierres.

Les Plantagenêt, dynastie royale : le Moyen Age angevin est marqué par les hautes figures de la dynastie Plantagenêt. Elle puise ses origines dans les troubles consécutifs aux invasions normandes des 9ème et 10ème siècles. Si Foulque Nerra (987-1040) apparaît comme le fondateur de la dynastie, c’est avec Henri Plantagenêt qu’elle connaît son apogée. Par le jeu des alliances matrimoniales et d’héritages, le Plantagenêt se trouve à la tête d’un « empire » qui va de l’écosse aux Pyrénées.

L’ancien hôpital Saint Jean, les somptueuses voûtes angevines, ou encore la Levée de la Loire appartiennent à l’héritage angevin des Plantagenêts. A sa mort en 1189, Henri est enterré à Fontevraud, aux côtés de sa femme Aliénor d’Aquitaine et de ses deux fils Richard Cœur de Lyon et Jean sans Terre. Dès le début du 13ème siècle, les rois de France réaffirment leurs droits sur les possessions des Plantagenêts.

L’Anjou, fief royal : revenu dans le giron des capétiens, l’Anjou en devient l’une des « clés » du royaume face aux menaces anglo-bretonnes : Saint Louis ordonne dès 1232 la construction du château d’Angers et, en 1246, confie à son plus jeune frère, Charles, les destinées de la province. Celui-ci est le premier d’une longue dynastie de Ducs d’Anjou, qui ne s’achèvera qu’avec le rattachement définitif à la France, à la mort du Roi René (1409-1480).

Les 13ème et 14ème siècles offrent à l’Anjou un essor démographique, économique, religieux et culturel sans précédent. Abbayes, fondations ou prieurés sont richement décorés de scultures, tandis que Louis 1er d’Anjou fait ráliser la somptueuse tapisserie de l’Apocalypse conservée aujourd’hui dans une salle spécialement aménagée du château d’Angers. Elle contribue au rayonnement international de l’Anjou.

L’Anjou de la Renaissance : le poète Joachim du Bellay, le juriste Jean Bodin ou l’architecte Jean de Lespine témoignent chacun à leur manière de l’essor économique, artistique et culturel de l’Anjou de la Renaissance.

A l’image du royaume, la province est marquée par les guerres entre protestants et catholiques : Angers et Saumur connaissent des massacres en 1572. Le 17ème siècle est marqué par l’affermissement de la monarchie face aux provinces : Richelieu puis Louis XIV font le siège de la ville d’Angers à l’occasion de la Fronde. Battue, la ville perd ses privilèges municipaux.

La Vendée angevine, révolutions et contre révolutions : crée en 1790, le département de Maine-et-Loire ne tarde pas à connaître les déchirements que provoquent l’application de la Constitution civile du clergé et la levée en mars 1793 de 300 000 hommes. La « Vendée angevine », c'est-à-dire l’ensemble des communes du département ituées principalement dans les Mauges est plongée dans une attroce guerre civile. Celle-ci ne s’achèvera réellement qu’à l’orée du 19ème siècle.

19ème siècle offre au département un visage nouveau : développement sans précédent de l’agriculture, des cultures spécialisées (lin, chanvre), restructuration des villes (démolition des murailles d’Angers et création des grands boulevards, édification de la place Travot á Cholet, percée nord-sud à Saumur). Mais le département reste à l’écart de la révolution industrielle, exception faite du développement des ardoisières.

L’époque contemporaine : la révolution agricole et la croissance urbaine se prolongent tout au long du 20ème siècle : le développement de l’élevage et des cultures spécialisées donnent au département deux de ses principaux atouts économiques, tandis que les villes se réorganisent sous la poussée de l’exode rurale.

L’après-guerre est marquée par une vague de reconstructions sans précédent. La vie économique se développe grâce à l’implantation de grandes sociétés (Bull, Thomson, Packard-Bell, Scania). La décentralisation, en confiant au Conseil général de nouvelles missions en matière de routes, d’enseignement ou d’aide sociale, contribue à donner au département son visage actuel.

 

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